Je ne peux plus montrer mon ventre

post on mai 21st, 2013
Posted in Madame Fleur, Maman Fleur

Je ne peux plus montrer mon ventre.

Je ne peux plus montrer mes mollets. Ni mes cuisses d’ailleurs.

Je ne peux plus montrer mes bras complètement nus.

Je ne peux plus montrer ma poitrine.

Je ne peux plus montrer mon visage non-maquillé.

Je ne peux plus montrer les pattes d’oie au coin de mes yeux.

Je ne peux plus montrer mes cheveux non-coiffés.

Je ne peux plus montrer mon corps…

C’est ainsi. C’est en partie mon choix, car j’ai décidé de faire quelque chose qui modifierait mon corps de manière définitive : j’ai porté la vie. C’est aussi parce que j’ai vieilli, tout simplement. Des évènements de la vie ont modifié mon corps, et ce dernier en a pris acte.

Je ne peux plus montrer mon ventre sans penser qu’il a été le nid qui a abrité et aidé à fabriquer mes deux merveilles : mes enfants.

Je ne peux plus montrer mes mollets non-épilés sans me dire que je n’ai pas encore pu les débarrasser de leurs poils, par manque de temps.

Je ne peux plus montrer mes cuisses sans penser aux kilos qu’elles ont encaissés lors de mes grossesses.

Je ne peux plus montrer mes bras complètement nus sans penser à la peau qui en pendouille un peu. Et en sourire, car l’un des personnages de la série Ally McBeal est complètement dingue de cette partie du corps chez les femmes, surtout quand ça pendouille un peu. Et je ne peux pas m’empêcher de penser que, malgré ce pendouillage, mes bras sont solides, car ils ont porté, et porteront encore mes enfants, lors des nuits difficiles, quand ils ont mal, quand on fait un câlin.

Je ne peux plus montrer ma poitrine sans penser qu’elle a enflé, vite désenflé, enflé de nouveau, et qu’elle est à géométrie variable depuis plusieurs mois, pour mes enfants. Je n’ai pas allaité, puis j’ai allaité, et je ne porte pas de soutien-gorge depuis environ 6 ou 7 mois, depuis que mon allaitement roule. Pour quoi faire ? Ma poitrine se porte toute seule. Certes, je fais moins la maligne dans les escaliers mais sinon, ça va. J’en porterai sûrement de nouveau après l’allaitement, c’est juste que pendant, je trouve plus pratique de faire sans.

Je ne peux plus montrer mon visage non-maquillé sans sourire, finalement, lorsque je sors en ville, parce que je m’en fiche un peu. Ca ira mieux quand j’aurai le temps de m’apprêter tous les jours ou presque, mais pour l’instant c’est ainsi, et je n’ai encore vu personne se sauver en hurlant de peur parce qu’il m’avait croisée.

Je ne peux plus montrer les pattes d’oie au coin de mes yeux sans penser qu’elles sont dues à tous les sourires que je fais à mes proches.

Je ne peux plus montrer mes cheveux non-coiffés, juste tirés en arrière, sans me dire qu’il est dommage de ne pas les mettre en forme et de laisser vivre mes boucles que j’ai mis tant d’années à apprivoiser grâce à une coiffeuse fabuleuse à qui j’ai envie d’offrir un bouquet de fleurs à chaque fois que je sors de son salon.

Je ne peux plus montrer mon corps sans montrer tout ce qu’il a traversé.

Je ne peux plus regarder le corps des autres sans penser à ce qu’ils ont encaissé, aux épreuves qu’ils ont traversées, surtout les femmes, soumises à tant de pressions, les mères, qui doivent porter la vie mais sont trop souvent fliquées sur la balance, doivent accoucher sans se faire trop charcuter, et s’en remettre vite, s’il-vous-plaît mesdames, c’est fini maintenant le gros ventre.
Je pense aussi aux hommes, qui, par souci d’équité envers leur portefeuille, sont priés de faire attention également…

J’aimerais avoir la force morale de ne plus m’épiler, mais je n’assume pas encore mes aisselles fournies ou mes mollets de Yéti face à tout le monde. Pour le reste, je mets surtout des crèmes magiques sur mon visage, un traitement que j’ai trouvé du premier coup, par chance, et qui me rend mes

Mes habitudes n’ont finalement pas beaucoup changé entre le moment où j’étais étudiante et aujourd’hui, je m’occupe un peu plus de ma peau, de mon visage, mais pas pour plaire aux autres.

Si je mène un combat aujourd’hui, je le mène contre ces personnes, ces entreprises, ces magazines, cette société qui ont décidé de nous formater.

Si je mène un combat aujourd’hui, je ne le mène pas contre moi. J’ai un passé, un vécu, une famille, des choix assumés. Et j’en suis fière.

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Le jour et la nuit

post on mai 12th, 2013
Posted in Haricot Magique Tags: , ,

J’aurais pu intituler ce billet “Dr Jekyll et Mr Hyde”, mais on parle d’un bébé…

Et puis surtout, il y a une vraie différence, du genre tranchante, entre le jour et la nuit ici. Je vous ferais bien une vidéo mais ça ferait un billet à lire pendant 24 heures, c’est un peu long, alors je vous résume.

Journée typique : Si le Haricot dort jusqu’à au moins 8h, il se réveille joyeusement, gazouille, joue avec les peluches dans son lit et sa veilleuse. Il râle un peu quand il commence à en avoir marre et souhaite qu’on vienne le chercher. Change, bain, petit dèj, puis jeu, crapahutage, il commence à savoir traverser tout l’appartement pour nous trouver (c’est un peu flippant, j’espère avoir le temps de faire un autre billet là-dessus). La journée s’écoule entre jeux, repas, (tentatives de) siestes. Je trouve mon fils attachant, très beau, adorable, j’enlève tout ce qui est dangereux à sa portée, je veille à sa sécurité, son bien-être, et tant que sa soeur m’écoute un minimum je vais bien.

Puis on arrive à 19h (idéalement. Toi là-bas, le parent qui sait ce que c’est, je te vois hocher la tête sur la difficulté du respect horaire avec des petits dans les pattes. Bref) pour le repas du soir ; généralement un peu de purée, et parfois de la compote. Lorsque le repas est retardé, Mr Haricot s’impatiente fort (il pleure pour rameuter tous les voisins). Change dans la bonne humeur, installation dans sa douillette, dans son lit, pour test : depuis une semaine, il ne hurle plus systématiquement à ce moment-là (c’est important pour moi. J’y reviendrai) Puis j’appréhende.

Je m’installe dans le Poang, dans notre chambre, pendant que Mr Jardinier couche Pâquerette dans la chambre des enfants. Tétée. Tétée. Agitation, qui baisse, petit à petit. Tétée. Dans le noir, pour le laisser s’apaiser. Il ferme les yeux. Oh, n’allez pas croire qu’il s’endort. Il somnole. Lorsque je me lève (parce que j’en ai marre, au bout de 45minutes), en général il se réveille. Il y a encore 2 semaines, il suffisait que je le berce (longtemps, certes) en lui tapotant le dos pour qu’il se rendorme et que je puisse le poser. Dernièrement, c’est niet, genre “Maman, désolé mais c’est le combat que tu devras mener !” A ce moment-là je commence un tout petit peu à en avoir marre. Je tente de bercer, peine perdue, il se tortille dans tous les sens, se penche, pour me faire comprendre qu’il veut téter. Encore. Je râle, crise, puis cède. Si un bébé veut téter, on le laisse téter non ? De toutes façons, inutile de faire intervenir le RAID,  on ne négocie pas avec un mini-nain, il ne comprend rien à part le lait. Je me réinstalle, sors le nichon (le deuxième, donc) et le smartphone (COMMENT faisaient les mères, avant ??? si pas de lumière, pas de livre, et donc quoi ?)
Il re-tète. Se calme. Ou non. En ce moment c’est n’importe quoi, même si je lui tapote le dos une demi-heure (j’ai des avants-bras en béton. Pour de vrai), il rote plusieurs fois mais ça ne va toujours pas. Donc comme j’en ai ras-le-bol de ne pas voir son père, je sors de la chambre, et vais exprimer ma colère auprès du géniteur de ce démon de la nuit ! Mais sérieusement, comment fait-il ce gamin, pour ne toujours pas dormir à 21heures, malgré tous nos efforts ? Il joue un moment dans son parc, puis je me calme, le reprend, et rebelote : tétée, etc…
Ce soir je l’ai couché à 23h30. Je ne sais pas combien de temps il va dormir sans se réveiller, à cause de la douleur du reflux sûrement : 30 minutes, 2 heures ? J’enchaîne les nuits super-hachées, il tète à chaque réveil, impossible de faire autrement. Quand le réveil dure trop longtemps, que mes efforts sont réduits à néant par le reflux trop fort, je n’ai qu’une envie, que cet enfant disparaisse, je n’imagine plus une seule seconde que j’ai un bébé sympathique à qui j’ai envie de faire des bisous. Je veux juste que tout cela s’arrête, tout simplement.

Lors d’une discussion avec MarieXa j’ai pu constater que j’ai le même modèle qu’elle, à savoir un bébé très joyeux, avec un fort reflux, que les traitements peinent à calmer. Je retiens notamment cette phrase : “à mon avis, la position couchée renforce les brûlures. Après, ils sont tellement crevés et plein de laits qu’ils dorment.” C’est sûrement tout à fait ça. Le matelas du Haricot est surélevé, mais nous ne pouvons rien faire de plus. Une fois qu’il est couché, c’est quitte ou double : il se réveille et se tortille et crie très fort, ou bien continue de dormir.
Je le couche sur le côté, ainsi le reflux (et/ou les gaz??) ne le gêne pas. Il se réveille sûrement lorsqu’il change de position et se retrouve très gêné.

Voilà c’est un billet un peu décousu que je vous livre, sans vrai conclusion, à part que je suis un peu HS, et que j’ai un bébé que j’adore le jour et déteste la nuit. Nous allons continuer à chercher des solutions, car Mr Jardinier et moi sommes très affectés par les courtes nuits que nous enchaînons, et Pâquerette aussi : si par malheur elle est réveillée la nuit, elle est complètement excitée le lendemain, dès le lever, et c’est très pénible. Je pense que plusieurs personnes doivent trouver ça bizarre que nous tenions autant à lui faire faire la sieste chaque après-midi mais il faut nous croire quand on dit que si elle ne la fait pas, elle devient un vrai petit démon aussi en fin de journée, c’est dur à vivre. C’est donc pareil dès le matin si elle a mal dormi…

Et moi au milieu de tout ça je me demande comment je fais pour ne pas me noyer au milieu des larmes à chaque réveil. Peut-être parce que je n’en ai plus la force, ou bien parce que je sais que ça ne servirait à rien, ou parce que ça va s’arrêter un jour… Ou tout ça en même temps. Là tout de suite la pluie pleure pour moi, et je vais me coucher.

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9 lunes

post on mai 8th, 2013
Posted in Haricot Magique

On dit qu’une grossesse dure 10 lunes (le blog éponyme est d’ailleurs génial, filez le lire si vous ne le connaissez pas)

Pour moi, non, ni pour Pâquerette ni pour son frère. Pour elle, on ne saura jamais trop, par contre pour le Haricot Magique, je suis certaine de mes dates, et je peux affirmer qu’il aura passé à peine 9 lunaisons dans mon ventre, ou encore 8 mois.
8 mois, c’est l’âge qu’il a aujourd’hui, et c’est assez symbolique pour moi.

8 mois et une vitalité impressionnante, 0 dent, du rampage à gogo, un deuxième appartement, des heures à essayer de l’endormir, deux yeux cajoleurs, un reflux difficile à maîtriser, un sourire à vous faire fondre sur place, 8 mois d’allaitement ou presque, des cheveux dans les yeux, une voix chaude, des cils à tomber par terre…
Mon fils, c’est mon pti boy, mon pichou, mon babylove, mon coeur d’amour, mon pti bout, mon poussin. Ma fierté.

A part ce fichu reflux, il va bien, très bien. Il s’est mis à ramper à vitesse grand V, à croire qu’il n’attendait que ça, un nouvel appartement et de la place pour tout explorer. Il admire sa soeur, la suit, et nous fait à tous des sourires maousse. Il est costaud, et s’est mis à causer aussi, les sonorités changent selon son humeur.

Il va bien. Il grandit, progresse, il est en pleine forme, vraiment.

Mais 8 mois, il n’a passé que 8 mois en moi, et on l’a forcé à sortir en plus. Je sais qu’il n’est pas prématuré, qu’il y a pire, qu’il n’a pas de gros problème de santé. Mais il me semblait tellement petit quand il est né, si fragile, si seul lors de sa nuit en couveuse, et je me suis tellement inquiétée lors de notre séjour à la maternité… Je n’arrive encore pas tout à fait à effacer cette inquiétude. C’est encore mon tout petit.

Tandis que je tape ce billet, il joue sur mes genoux, et parle,tape, tente de me mettre son jouet dans la bouche, comme pour me dire : “ça va, Maman, regarde : Je suis un bébé de 8 mois en pleine forme”
D’accord mon fils, je te crois, mais tu sais, un coeur de Maman, c’est long à guérir.

 

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Boucler la boucle

post on avril 30th, 2013
Posted in Vie de Famille

 

Aujourd’hui 30 avril est la date de rendu des clés pour notre ancien appartement. C’est aussi la date limite pour rendre un additif d’état des lieux d’entrée au nouveau logement que nous occupons désormais. De nombreux cartons et meubles l’encombrent (montés ou encore en pièces), mais nous pouvons encore voir les murs et avons en tête le principal, comme cette porte de cuisine enfoncée – que s’est-il passé à cet endroit auparavant ?

Mais qu’importe, c’est désormais notre histoire qui va s’écrire ici. Le chat a commencé à griffer le papier peint, les enfants apprécient le parquet, et nous, les angles droits de partout.

En nettoyant notre précédent logement, j’ai eu l’impression de faire de l’alpinisme lorsqu’il a fallu redescendre les escaliers, qui tournent à angle droit par deux fois consécutives autour d’un petit poteau. Quand je pense que Pâquerette réussissait à les descendre sans aide les dernières semaines !

 

Cet après-midi je vais donc coup sur coup confirmer pour de bon que nous habitons ici, en ajoutant la dernière pièce au dossier, puis nous faire quitter pour de bon l’appartement où, mine de rien, nous avons vécu plus de dix-huit mois à 2, puis deux ans et demi à 3, puis sept mois à 4. Nous avons souvent pesté après ce logement humide, sans interphone, avec ses petites fenêtres, puis des voisins acariâtres, mais il fut le début de notre foyer, le lieu des premiers pas de notre fille, l’endroit où nous sommes retournés au chaud, à la sortie de la maternité, avec deux nourrissons tout chauds dans les bras, l’endroit des premiers souvenirs de Pâquerette, de ses habitudes, de ses apprentissages fondamentaux.
Le Haricot a quant à lui à coeur d’arpenter notre bel appartement, si grand, au sol régulier, où il peut nous montrer qu’il sait se déplacer et lever un peu son fessier.

Les enfants dorment désormais ensemble, et nous, dans la chambre d’à côté, et les pièces ne sont plus en enfilade mais bien séparées par un mur porteur.

Des espaces verts nous entourent, ils sont interdits aux jeux contrairement au jardinet que nous avions, mais le balcon est grand et l’environnement est infiniment plus prometteur : des parcs sont disséminés autour de nous et nous prenons un plaisir immense à nous promener dans NouvelleVille.

Cet après-midi, je rends des clés, mais les souvenirs restent dans nos coeurs, et les promesses nous tirent vers le meilleur.

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Tenir

post on avril 15th, 2013
Posted in Vie de Famille Tags: ,

C’est parce qu’on sait qu’on va bientôt, maintenant très bientôt, déménager, avoir un vrai appartement, avec un couloir, des chambres pas en enfilade, des angles droits, un vrai parquet, c’est parce qu’on sait que ça s’approche à grands pas, que l’excitation du grand jour va nous saisir, c’est pour ça qu’on tient.

A la maison nous sommes tous malades, ça reste, ça traîne, le Haricot magique reste de bonne humeur et grandit énormément, au contraire de sa soeur qui chouine, geint, caprice à longueur de journée. Mr Jardinier et moi sommes éreintés du rangement, des trajets, mais nous tenons, car vendredi nous allons effectuer les deux gros voyages qui vont nous permettre de vider l’appartement. Cerise sur le gâteau, le lendemain matin nous allons recevoir le messie, j’ai nommé : notre lave-vaisselle. J’ai d’ores et déjà décrété que je ne touchais pas à l’évier ce jour-là !!!

Le Haricot devient autonome, certaines nuits il dort mieux, même si en ce moment il a besoin de faire “HMMMMM” super fort à chaque respiration pendant que je le berce (oui je le berce encore) (on refera un point sommeil quand son reflux sera parti), c’est très sympa pour sa soeur qui est littéralement crevée. Il peut désormais jouer longtemps dans son parc, navigue entre les différents jouets, et fait des sourires de plus en plus craquants (je ne savais pas que c’était possible !), d’ailleurs aujourd’hui ça nous a bien aidés qu’il soit sage pendant qu’on nettoyait le nouvel appartement.

Faut que j’vous raconte.

On devait avoir les clés à 10h, contre-temps, ça sera à 14h. Pas grave, vu que Pâquerette est à la garderie pour sa dernière journée, on va quand même à NouvelleVille pour être déjà sur place et j’en profite pour dévaliser Kihabits (ahem). A l’agence tout se passe bien, je signe un gros chèque, et nous repartons tout contents avec nos nouvelles clés vers l’appartement de nos rêves. On trouve l’entrée du garage, et super, pile en rentrant, notre place, la n° 11 ! On déballe la poussette et les balais, c’est parti pour trouver la porte du sous-sol qui communique avec notre résidence.

Et là, c’est le drame. On trouve des portes, mais pas moyen de les ouvrir : pas de serrure, pas d’endroit où passer un badge, rien. Avant que je devienne dingo, puisque ça fait 3 fois qu’on passe devant une place n°11 différente, on décide de passer par l’extérieur et c’est là que ça devient encore plus drôle : pour sortir il faut se fader des escaliers super raides ; fastoche avec la poussette !!!….
Au final on arrive devant la porte de la résidence qu’on ouvre avec notre badge. Ouf, enfin un truc qui marche ! On repère notre boîte aux lettres, blindée depuis novembre 2012 précisément. Nous nous dirigeons vers la deuxième porte du sas.

Et là, c’est re-le drame. Sérieux on me raconte ça, je m’écroule par terre : pas moyen de trouver comment l’ouvrir !!! On tire, on pousse, on passe le badge un peu à côté, on appuie sur un autre bouton, sur celui de la lumière : rien ne marche. Là on se croirait dans un jeu vidéo, sauf qu’on n’a pas la soluce dispo à portée de clic sur le net. On va quand même pas rappeler l’agence pour leur demander comment rentrer chez nous !
Heureusement, une habitante passe, et tout sourire, nous explique comment faire : il faut passer le badge à un endroit qui ne semble pas du tout fait pour. Elle-même ne sait pas trop comment le décrire, elle n’a jamais vu ça ailleurs ! On en profite pour lui demander où se trouve l’accès du sous-sol et Mr Jardinier l’accompagne dans l’ascenseur. Une fois remonté, il me dit qu’il faut passer par un labyrinthe entre les caves et passer de nouveau le badge à un endroit secret : en fait ici la sécurité c’est pas juste qu’il faut avoir le badge, c’est qu’il faut savoir où le mettre !!!

On finit par arriver  au deuxième, chez nous, et là on sait faire ; nous rentrons, et notre appartement, baigné de soleil, nous attend. Il est exposé Sud-Est et Sud-Ouest, et n’est équipé que de porte-fenêtres à l’exception de la cuisine. Pour être lumineux, ça, il l’est, pas de mensonge ! Un petit tour sur le balcon et il est temps de se répartir pour se présenter au gardien et commencer à nettoyer. On a déposé aussi les premiers livres histoire de faire de la place ici et de réutiliser des cartons…

Dans les jours qui viennent nous allons continuer notre petit manège, jusqu’à vendredi.

En attendant je n’aurai sûrement pas le temps de venir poster autre chose, mais là il fallait que je vous fasse partager nos grands moments de solitude – dont nous rions déjà ! C’est de savoir qu’on allait quand même s’en sortir rapidement qui nous a fait tenir.

Comme là, tenir.

@ bientôt, pour un billet écrit à NouvelleVille, j’espère !

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J’ai tatoué mon bébé

post on avril 13th, 2013
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Ces derniers temps j’ai eu un peu de mal avec mon fils, avec plein de choses en fait, mais surtout avec lui. Alors ces derniers jours je me suis demandée ce qui pourrait nous rapprocher, et je me suis rappelée que si moi je l’aurai toujours dans la peau (des cellules de bébé restent à vie dans le corps de la mère), ce n’était pas son cas ; je devais donc y remédier !

C’est donc sans hésiter que je l’ai tatoué. Pas avec mon prénom, mais avec “Mum“, ouais l’engliche ça pète quand même mieux !

Je vous laisse admirer :

J’ai hésité à faire un coeur et tout, mais je me suis dit que sa future (ou son futur, soyons open) serait super jealous.

Vous en pensez quoi ??? :)

 

 

Pour les dingues qui tomberaient ici en ayant vraiment dans l’idée de tatouer leur bébé, je leur déconseille évidemment fortement… Ce tatouage a été fait avec un feutre spécial pour la peau, je m’amuse un peu avec, ça part au bout de quelques jours. Un tatouage ne doit être fait à mon avis (tant pis si je passe pour une vieille conne) que sur une personne majeure, de son plein consentement et après mûre réflexion.
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Mon fils

post on avril 10th, 2013
Posted in Haricot Magique

Mon “pti boy” comme je disais encore il y a… quelques semaines. Avant que tout n’empire, à un tel point que j’ai la tête sous l’eau en permanence, j’avance en sous-marin, en ligne droite crois-je, mais sûrement pas, car je suis tout de même emportée par des courants plus forts que moi.

Il y a quelques temps je découvrais un blog via ce billet, j’étais bouleversée. Par l’ampleur de l’histoire, mais surtout parce que je m’y reconnaissais sous de nombreux égards. M’interdire par moments de m’amuser avec mon fils car je ne le méritais pas en faisait partie. Je ne méritais pas de m’amuser, non. Je ne sais pas si je méritais ce petit garçon, ce bébé auquel je refuse ce statut, cet enfant que j’ai enfanté, “malgré moi” me dis-je, tellement c’est dur par moments pour moi de le supporter. Il passe après tellement de choses.

Mais depuis bientôt une semaine ça va mieux, car j’ai consulté un pédiatre qui m’a redonné confiance en la vie, dans le corps médical, et en mon fils, un peu. Il doute sérieusement sur l’intolérance aux PLV ou au lactose, mais il m’a dit “non mais continuez l’allaitement, c’est bien”, c’était tellement loin du “moui, 7 mois, il faut diversifier là, les purées il FAUT lui en faire, allez allez !” que j’avais déjà entendu et redoutai encore en voyant les nombreux échantillons de lait en poudre à l’accueil… S’il n’est pas d’accord avec le diagnostic que j’ai posé suite à mes observations, il m’a au moins proposé une piste alternative valable, qui est celle du reflux. Pendant qu’il m’expliquait son ordonnance, j’écoutais en me disant “vas-y cause toujours”, mais finalement une fois arrivée à la pharmacie j’ai tout pris.

J’ai pris le Diallertest (coucou les bots de spam), que j’ai posé quand il m’a dit, pour qu’il puisse m’aider à lire le résultat le jour où nous étions le plus dispo pour nous revoir.

J’ai pris le traitement pour le reflux et j’ai commencé à le donner comme il me l’a dit, même si la notice ne parle pas des bébés de moins d’un an.

J’ai pris la vitamine D, je n’en donne pas plus souvent que l’ADEC, mais elle est là et j’aime bien, ça change.

Le DiallerTest est positif. C’est super léger, et je l’ai bien regardé 24 heures après le retrait des patches, comme demandé. Pour être sûre que je ne rêvais pas, j’ai appelé Mr Jardinier pour qu’il prenne des super photos avec son super appareil (j’vous jure). Je ne les ai pas regardées sur l’ordi (pas le temps), mais je sais ce que j’ai vu : une trace rouge de sparadrap sur le pourtour pour le témoin, et un rond rouge à l’intérieur pour le patch du lait. Oh c’est léger, très léger. Mais c’est là, les 2 marques sont bien différentes. Bon sang, je m’attendais tellement à rien du tout que je jubilais. Que faire ensuite ? Alors ça, du coup, je ne sais pas trop. Je verrai quand j’aurai le temps d’y réfléchir.

Le traitement pour le reflux fonctionne. Les nuits ne sont pas toutes égales, mais elles s’améliorent, et aujourd’hui il a fait 2 siestes seul, même si c’était dans le transat c’est du jamais vu depuis… depuis je ne sais plus !!!

Voilà pour le côté médical, pour vous faire savoir que ça va mieux. Ouf.

Côté petit bout, il est super choupi, surtout depuis hier, ou peut-être depuis toujours mais je ne le voyais plus vraiment, ou peut-être que c’est revenu avec sa santé. Il mange bien les purées, il commence à causer, j’adore, il mange ses pieds, joue longtemps dans son parc qu’il explore à 360°, et grandit, grandit. Il porte du 12, voire 18 mois, il faut qu’il fasse beau vite pour qu’on puisse lui mettre ses petites tenues de printemps.

J’ai eu tellement de mal avec lui (et avec tout, en fait, ce déménagement me bouffe aussi) ces derniers mois que j’ai du mal à me projeter, à me demander comment ça sera cet été si on part à la plage (aucune idée de quand ?) Je vois juste à moyen terme, dans environ un mois, et c’est tout. Dans le nouvel appartement, où il aura de la place et un sol clean pour crapahuter, et une jolie chambre à partager avec sa sœur, et  une salle de bains en carrelage et pas de fringues partout pour patauger, des espaces verts pour respirer (je sais pas si j’aurai le temps de faire un billet sur cet appartement alors je le dis ici : niveau quartier on a tapé très, très fort, on fait des jaloux !!), je me fiche de savoir quand il marchera, quand il parlera.

Pour moi c’est un peu ça aussi le second enfant, je sais que les progrès arriveront, que tout sera là en son temps, souvent en nous surprenant, alors ce n’est pas la peine de faire des plans sur la comète. D’un côté je me dis que c’est dommage de ne pas avoir le temps de penser à plus tard, d’un autre, je sais que c’est parce que tout ce qui me bouffe mon énergie m’en empêche, alors je profite d’aujourd’hui et je lui mange les joues pendant qu’elles sont encore bien dodues. Et ça le fait rire :)

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Le Haricot a dormi 2 heures dans son transat !!!

post on avril 9th, 2013
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Voilà c’est tout, vous pouvez reprendre une activité normale !

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