Pour mémoire

Ce soir je voulais juste recopier ici les quelques twits que j’ai sortis ce matin après une nuit courte et un article qui m’a interpellée à propos de mon histoire :

20 ans putain. Même plus. « D’autres parleront au bout de 5, 10, 20 voire 50 ans. »

Je ne sais pas si je tweete dans le vide qd je parle de ça. Mais déjà j’en « parle ». J’y pense. Je réfléchis. Je pondère. Je comprends.

Je me pardonne. Je ne pense pas « j’aurais dû parler avant » mais « voilà ce qui m’a empêchée de parler » et ça date en partie d’avant les faits

Ça vient de comment je suis, mon caractère, comment j’ai été élevée, dans quelle société. Je ne juge pas mes parents. Je ne me juge pas.

Pour être claire, oui je parle de (c’est très fort pour moi d’arriver à l’écrire sur mon profil pas tout à fait anonyme)

Je garderai peut-être le même compte quand je serai prof, car je n’ai pas honte. J’ai été victime. Je me fais aider.

Je changerai peut-être de compte car des préjugés restent. « victime = futur bourreau » « victime = personne pas capable ».

Et ce n’est pas juste. Ce qui n’est vraiment pas juste c’est de vivre dans une société où cette idée est si répandue. Les parents ont peur,

Qui peut les en blâmer ? Dès qu’il y a une affaire avec les prêtres, il semble que la Justice a tout le mal du monde à faire la lumière.

Mais c’est surtout pareil avec la famille. Moi c’était un professeur. « Personne avec autorité » dit la Justice.

Je n’ai pas peur pour mes enfants. Pas maintenant que j’ai parlé. J’ai confiance, en moi, en eux. J’aide à construire un monde éclairé.

Ce n’est pas un hasard si je me dirige vers l’éducation, c’est parce que depuis petite j’ai envie d’expliquer aux autres. Et j’apprends pour

Ce faire à me mettre en retrait, à m’asseoir à la place de l’élève, et à lui tendre la main, de la manière qui lui conviendra le mieux.

Je sais bien que j’en aurai presque 30 en face de moi. J’apprends comment je pourrai faire au mieux pour la classe, pour chacun, pour tous.

J’ai envie d’aider le plus possible, dans l’institution qui existe dans mon pays, si décriée soit-elle : je ferai avec. J’ai trop hâte 🙂

Le mois prochain je vais de nouveau accompagner la classe de ma fille à la piscine, quelle chance ! Et dire qu’on me remercie de venir 🙂

Allez j’arrête, ça vous aura déjà bien occupés 1min30 devant votre café ;-p





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Un jour

Un jour, je danserai comme ça.

Ou du moins, au lieu de remiser cette envie depuis des années, je finirai par l’assouvir.





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Le don d’ovocytes – Je n’en parle plus.

dimanche au bord de la riviere

Cela fait plus de deux ans que j’ai annoncé mon envie de suivre ce projet : donner mes ovocytes.

J’étais vraiment super motivée, j’y ai réfléchi à fond pendant des jours, j’avais pesé tous les « pour » et les « contre », les difficultés qui pourraient surgir, tout comme l’immense bonheur auquel ce projet pourrait mener un, voire plusieurs couples. J’ai commencé les analyses, je me suis rendue au CECOS d’Amiens pour une matinée entière de rendez-vous, pendant lesquels mon mari a dû parler tout au plus cinq minutes. Mais bon, il fallait qu’il soit là, il est venu.

À l’époque je galérais pour trouver un job, je ne sais pas si j’en voulais vraiment un, d’ailleurs. Ce projet de don m’a portée, je trouvais ça formidable de pouvoir m’y plonger.

Et puis. J’ai attendu, j’ai laissé passer le temps. J’ai retravaillé. Et puis… La dépression est venue, presque sans préambule.
Le don a été remisé au placard, et aujourd’hui j’ai un peu digéré tout ça, alors voilà, pour l’instant : j’abandonne cette idée.
Je m’étais laissé cette porte de sortie dès le départ, en me disant « si un jour je veux arrêter, faire une pause, machine arrière, ça sera ok » car je ne voulais pas me retrouver au pied du mur. D’ailleurs c’est la démarche encouragée par le CECOS, à savoir qu’après quelques mois sans nouvelles de ma part ils m’ont appelée pour savoir ce que je faisais : « une pause ». Réponse « ok c’est noté » Malgré les chiffres alarmants (en Picardie seulement 21 dons en 2011 pour 127 couples officiellement en attente), pas de pression, je les trouve très corrects sur ce point.

Voilà, ceci n’est plus d’actualité dans ma vie, malgré la beauté du geste qui m’avait séduite dès le départ. J’ai bien conscience que des couples sont en souffrance mais aujourd’hui dans ma vie je ne peux plus envisager d’effectuer cette démarche. Je suis en rémission de dépression et j’ai dans les années qui viennent d’énormes challenges à relever – réussir mon concours, être titularisée ensuite, arriver à trouver ma place dans une classe, continuer d’élever mes enfants (et pourquoi pas en faire un-e troisième, fous que nous sommes !), nous trouver un logement durable, et, dans les choses moins drôles, peut-être un jour porter plainte afin de clôturer cette affaire auprès des instances judiciaire de notre pays.

J’encourage toutes les personnes dans cette démarche à se renseigner sur le site web dédié toujours très complet, et également si elles le peuvent à trouver des témoignages de vive voix auprès de donneuses afin de se renseigner au maximum. La décision vous appartient, vous pouvez vous renseigner, en parler à votre conjoint le cas échéant, entamer la démarche et arrêter à tout moment si vous le souhaitez ou bien aller jusqu’au bout et donner un bout de vie ! J’ai rencontré des professionnels qui m’ont aidée et informée, et je les en remercie. Ce chapitre est désormais fermé pour moi, et également sur ce blog.



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Au revoir 2015

Tel cet ours ailé, j'ai bien cru que j'allais m'écraser, mais j'ai pris mon envol.

Tel cet ours ailé, j’ai bien cru que j’allais m’écraser, mais j’ai pris mon envol.

2015 aura été une année merdique, au niveau mondial/médiatique, mais surtout personnel. Le tout s’est emmêlé alors que cette année-là avait à peine une semaine, je me revois scotchée dans mon canapé devant la chaîne « d’informations » toute une journée à regarder les évènements se rapprocher de chez nous… Juste avant de passer voir mes anciens collègues pour récupérer les papiers concernant la fin de mon contrat. Et c’est cette fin-là qui fut le début de tout.

Je n’avais plus vraiment de raison de sortir de mon lit, à part pour emmener ma fille à l’école. Bof, la scolarité n’est pas obligatoire à cet âge-là, mais bon, elle était inscrite, et ça me faisait un rejeton de moins à gérer dans la journée. Son frère faisait encore deux siestes dans la journée, il devait avoir compris que ça valait mieux pour lui plutôt que de rester à côté d’une personne qui tournait sans cesse en rond.

Et puis en février j’ai parlé à mon médecin. À vous, ici. Le plus important : à mes parents. En avril, à un psychiatre. Je suis allée chercher de l’aide, et en même temps j’ai attrapé ce beau ruban qui pendait depuis des années devant moi, celui de l’enseignement, du partage, de la transmission. J’ai rencontré une personne formidable qui m’a aidée à confirmer mon projet, et je repense encore avec un tendre sourire à mon psy qui m’avait dit que plein de choses allaient arriver, alors que je ne voyais que le néant devant moi. Jusqu’à juin ces entretiens m’ont portée, puis l’été est arrivé, je me suis inscrite à la formation privée que j’avais repérée et nous sommes partis un peu en vacances tous les quatre, une première.
En septembre mon fils est rentré à l’école maternelle comme s’il y avait toujours été, seuls ses pleurs de séparation d’avec sa sœur à la fin des récréations ont posé souci mais ça s’est résolu avec le temps.

Et le temps, c’est ce que j’ai eu, ce dont j’avais cruellement besoin pour commencer à préparer le concours, et faire ma rentrée à mon tour. J’ai pris le train pour mes premiers samedis de cours, blindée de motivation, et si cette dernière s’essouffle, elle reste néanmoins très présente. J’ai un moral en béton car je suis réaliste ; la preuve, j’ai sûrement des notes en-dessous de la moyenne (sur 20) à mes épreuves du premier concours blanc, mais j’ai dès la fin de cette journée d’épreuve pris des décisions concernant l’aménagement de mes temps d’étude pour les trois mois à venir, et j’ai identifié de suite mes forces et faiblesses.

Ces dernières semaines j’ai beaucoup pensé « il y a un an… » et ça se terminait souvent par « j’étais vraiment au fond du trou, c’était terrible. Ouf. » Arrive le mois de février, qui a vu tellement de choses se produire, se débloquer. M’ouvrir. Enfin. Que l’éclosion continue – je change d’ailleurs de thème, preuve s’il en fallait que j’ai encore envie que les choses évoluent 🙂



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La paix

C’était seulement le troisième samedi de cours pour me préparer au CRPE et pourtant j’ai l’impression que je vois les autres étudiants bien plus souvent que ça. Il faut dire qu’on passe à chaque fois six heures de cours ensemble, avec des débats calmes supervisés par des professeurs au top, sur des sujets passionnants à propos de l’école, donc je m’y sens vraiment bien. Ajoutons à cela que, comme j’en rêvais depuis des années, je reprends de nouveau le train seule (et devinez un peu, j’en profite pour quoi faire ? Ouiiiii dormir ! huhu)

Pour l’instant je suis à la ramasse niveau préparation en amont des cours, mais je comprends tout ce qui y est dit (bon ok j’avoue, aujourd’hui j’ai un peu décroché sur les subordonnées en français… mais j’attends avec impatiences l’envoi des corrigés pour m’y coller), et surtout j’adhère au discours de nos différents intervenants. Ils ont, ou ont été, professeurs eux-mêmes, directeurs pour certains d’entre eux, et j’apprécie énormément qu’ils partagent avec nous les situations quotidiennes et/ou surprenantes qui peuvent prendre place à l’école. Je me sens avantagée d’avoir deux enfants scolarisés, de plus dans une école qui nous correspond et que je respecte, spécialement en maternelle où nous avons le privilège d’apercevoir la salle de classe chaque matin et de glisser un mot à l’enseignant-e si nécessaire, ainsi bon nombre de situations évoquées lors des cours que je suis me parlent beaucoup.

Je fais aussi appel à ma propre expérience d’élève, notamment en ce qui concerne l’élémentaire (j’ai conservé des souvenirs de cette période, contrairement à la maternelle, et je n’ai logiquement pas encore ceux correspondants à mes enfants) et je repense avec nostalgie et une petite pointe d’excitation à ces tables et ces chaises si spécifiques des écoles de notre pays, les différentes affiches aux murs, et tous ces apprentissages essentiels qui me restent et que je réveille activement depuis plusieurs semaines. Et évidemment, il me reste les souvenirs moins drôles.

Aujourd’hui l’un des thèmes abordés était « la violence à l’école », malheureusement bien nécessaire à traiter. Il s’agissait de celles entre enfants. Comment les atténuer, les supprimer, comment instaurer un climat scolaire propice à l’épanouissement et à l’acquisition des connaissances ? Comment prévenir, résoudre les différents conflits ? Il peut s’agir aussi bien d’une bagarre ponctuelle que de harcèlement quotidien, aussi bien de violence verbale que de vol d’affaires, aussi bien de mise à l’écart par tous, que de viol par un.

Ouf, j’ai écrit ce mot. Tellement relié à mon histoire. Et je ne hurle pas, mon corps n’a pas explosé de douleur indicible, je ne ressasse pas à l’infini : je suis en paix.

Tout comme j’étais en paix lorsque notre professeur a prononcé ce mot plusieurs fois, parmi d’autres sur lesquels il a insisté aussi, afin de nous préparer au mieux aux éventualités que nous pourrons rencontrer. J’ai simplement gardé la tête baissée en griffonnant sur ma feuille mais je n’avais pas envie de mourir, de crier, de m’ouvrir en deux en public, de leur crier à tous que ça peut arriver avec d’autres personnes que des élèves.

C’est une immense Victoire, et je la savoure comme telle.

Je m’imagine déjà raconter cet épisode à mon psychiatre, qui m’a déjà félicitée pour être « très courageuse et très combattive ». « J’ai toujours cru le contraire », lui ai-je répondu, les yeux humides. Et j’ai encore besoin de m’en rappeler, de l’écrire, ici et ailleurs, de repenser à tout le chemin parcouru en quelques mois par rapport à tout ce qui m’a freinée pendant plus de vingt ans.

Plus que jamais, je me rends compte de l’importance pour moi de devenir professeure des écoles et de guider sur leur chemin des écoliers. Dans la paix, autant que possible.

BelleForetEnPaix

Photo de moi lors d’une balade improvisée et ressourçante





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Je suis

BootsViolettes

Je suis en rébellion, comme une ado. Je n’ai jamais porté de tenue noire, je me teignais les cheveux avec une couleur prune, souvent proche de mon châtain, je me maquillais peu, sortais modérément, et je suivais mes cours. J’ai eu un piercing en haut de l’oreille à 19 ans et mon père scrutait ce « clou » mais je ne comptais pas l’enlever.

Et voilà qu’à la veille de mes 33 ans, j’ai parfois envie de fumer (mais pas de tomber dans la spirale nicotinodépendante), je me suis coupé les cheveux courts, seule, je les ai teints, je suis fière de ma trottinette dont je me sers autant que possible, j’ai trouvé ce que je veux faire plus tard, en tous cas j’assume désormais pleinement cette envie qui a toujours été là.

Je bataille, j’ajuste, je contrôle, je lâche, et je me recentre sur moi. Sur mon corps qui m’évoque un escargot neurasthénique, surtout au niveau du bide. J’ai trouvé un très chouette kiné qui m’aide beaucoup mais j’ai en même temps pris conscience de l’énorme chemin qu’il y a encore à parcourir pour me refaire un peu une santé correcte.

Avec mon SuperDoc on recherche pourquoi je suis anémiée de manière chronique.

J’ai un entourage qui m’a une nouvelle fois portée vers le dépôt de plainte. J’ai un psy en qui j’ai confiance (même si parfois j’ai l’impression de devoir/vouloir m’opposer à lui comme face à un paternel)

J’ai une binôme très sympa pour mes cours et j’ai des objectifs perso pour elle, je souhaite vraiment l’aider.

Je suis repartie de tout en bas pour mes cours, c’est dur, je lutte, je rame, je m’accroche, je tente de comprendre et il semble que seul le temps peut m’aider concernant certaines notions.

Je devrais trouver un job mais je me traîne déjà tellement avec le combo maison/enfants/concours que je ne sais pas comment je pourrais tenir debout (ou même assise) 7h/jour, même seulement 3 jours par semaine. Ou alors je passerais les 2 jours suivants à dormir, super la productivité !…

Je fais des choses simplement, sur l’instant, parce que je perçois l’envie et que je la suis.

Je lis de nouveau, et ça me fait un bien fou : comme une pièce qu’on aère après des mois de confinement. Dehors la poussière, entre, soleil, entre, vent, entrez, insectes !

J’ai mis dehors une grosse araignée l’autre jour. Il y a deux ans j’aurais eu envie de sortir un lance-flammes, alors que là j’ai juste cherché à ne pas la blesser avant de la rejeter par la fenêtre.

Je suis peut-être un escargot neurasthénique mais ce que j’apprends, je l’ancre au fond de moi, et je décore ma coquille avec des clous et des fleurs si j’ai envie. J’ai enfin trouvé la force de mettre de jolies affiches chez moi, alors que je les avais depuis plusieurs mois, et ça c’est une très grande victoire.

SmallStepsToBigThings



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Ouvrir encore un peu les yeux

Ouvrir encore un peu les yeux, et surtout, s’écouter.

Me sentir au bord du malaise lorsque je fais les courses au supermarché, ce n’est pas normal. J’ai essayé de chercher plusieurs causes, mais rien ne tombait juste.

Ne pas supporter que les enfants me touchent pendant que je lis l’histoire du soir, ce n’est pas normal. J’ai longtemps pensé à mes nerfs, à ma fatigue, puis à ma dépression.

Vouloir marcher rapidement, être mal à l’aise lorsque je dois ralentir, ce n’est pas normal. J’ai pensé à une envie démesurée de bouger, à un syndrome de quelque chose.

Devoir m’allonger, faire une sieste après avoir passé un peu de temps en cuisine, ça ne tourne pas rond. Encore une fois j’ai voulu penser à plein de raisons.

Mais non.

C’est au terme de 40mn de consultation avec un kiné que j’ai tout bien compris ; j’ai eu une semaine avant le rendez-vous pour bien y réfléchir, et il m’a posé tant de questions, sans jamais juger mes réponses, que je lui ai (presque) tout dit. Je l’adore déjà, alors qu’il ne m’a pas touchée.

En sortant de son cabinet j’ai réalisé qu’il a dû mettre tout ce temps, pour moi, pour commencer à comprendre comment il va bien pouvoir faire pour me remettre d’aplomb. « Ça fait plus de trois mois que vous avez mal ? » Hola oui, tu peux compter en années, même. Trois ans de double maternité, trois ans que j’ai commencé à bercer tous les soirs pendant des heures, pendant des pleurs, dans la douleur. J’ai tellement voulu l’en soulager que j’ai fini par en avoir ma part…

Aujourd’hui je pose une pierre de plus sur mon chemin de la guérison. J’ai fait tellement de progrès depuis cinq mois avec le psychiatre que je pensais que j’étais presque sortie d’affaire : hop le concours et hop on enchaîne. En fait pas du tout, j’ai retenu des mots à l’intérieur de mon coeur, et des maux se sont installés dans mon corps. Je souhaite aujourd’hui les déposer, et voici un autre spécialiste avec qui je compte travailler la main dans la main pour y parvenir. Une consultation « blanche », sans me manipuler, sans rien m’apprendre comme attitudes, gestes, exercices à refaire chez moi avec mon petit tapis rose.

Une consultation à m’ouvrir, à m’installer mentalement dans ce cocon de la rue en bas de chez nous dans lequel je retournerai, pour me faire du mieux, petit à petit.

Cela fait deux jours que j’ai levé le pied sur le concours et ce n’est pas un hasard. J’ai reçu mon emploi du temps de l’année, à savoir les samedis que je devrai passer à Paris pour le côté présentiel de la formation – pas à Amiens cette année, j’ai accusé le coup et je suis repartie de plus belle. Je ferai du train, et ça tombe bien parce que j’adore ça. Deux jours à regarder quelques épisodes de séries, à installer et décorer mon nouveau coin bureau pour y être enfin bien.

Allons-y !

Merci la fille au cœur pour la découverte musicale





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Une rentrée qui change

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Ça y est, mon fils est à l’école. Cela faisait longtemps que nous attendions ce moment, lui et moi. L’année passée il a tenté plusieurs fois de se faufiler dans la classe de sa sœur et je le rattrapais in extremis, avant qu’il ne se mêle, l’air de rien, aux petits attroupements. Une fois, il a pu manipuler tous les éléments d’une classe, lors de la visite médicale pour Pâquerette, dans une salle inutilisée. Il était tout simplement ra-vi.

Ravi aussi ce mardi 1er septembre, de retrouver l’enseignante et la salle que sa sœur a fréquentées pendant deux ans. J’ai dû passer, quoi, 10 minutes avec lui dans la classe, en le suivant d’un atelier à un autre ; il a touché à tout puis il s’est arrêté sur les voitures et le garage. Il a semblé vouloir prendre toute la place, mais je sais que ses camarades ont réclamé leur part. Je suis partie, soulagée de ne pas avoir à essuyer des larmes, fière d’avoir vu ma fille rentrer juste avant dans sa nouvelle classe la tête haute, tellement pressée qu’elle ne s’est même pas retournée pour déposer sur ma joue de maman-presque-pas-émue un bisou.

Je n’ai pas arrêté de dire  » tout se passe bien » aux personnes qui venaient aux nouvelles de la Rentrée. Et puis j’ai déchanté un peu en apprenant que les larmes à la fin de la récréation ne sont pas exceptionnelles pour mon fils, mais bien quotidiennes, car il ne veut pas lâcher sa sœur, son repère, sa complice, au moment de retourner en classe. Ma « grande » quant à elle, ne pleure pas, mais son cœur est bien lourd dans ces moments-là…

C’est ainsi, ça passera, j’espère… Je fonde mes espoirs sur les gâteaux apportés ce matin pour le premier anniversaire de l’année scolaire, avec les 3 bougies, car à la sortie j’ai entendu plusieurs petits camarades dire « c’est lui maman, c’est Haricot !! » Pour l’instant il ne me rapporte pas de prénom de camarade, mais le sien, lui, était sur le bout de la langue de tous les petits gourmands marqués par les desserts chocolatés. J’hésitais à céder à cette tradition, mes questionnements sont désormais remplacés par la certitude que c’était une bonne chose.

De mon côté j’ai effectué ma rentrée, et ce n’est pas parce que je suis restée chez moi qu’elle s’est faite en douceur. J’ai découvert les forums en ligne des cours que je vais suivre à distance, et tous les documents fournis à ingurgiter d’ici le premier jour de présentiel (un samedi sur deux environ)… Je me sens coupable d’avoir rasé la moitié de la forêt amazonienne avec tout ce que j’ai fini par imprimer ce soir, car je préfèrerai encore longtemps travailler sur papier.
Il y a encore quelques jours j’hésitais à me lancer dans la couture avec la machine à prix très concurrentiel de marque allemande qui n’est en vente qu’une ou deux fois par an ; là j’ai abandonné tout espoir. Si je lis de la doc, ça sera pour être prof ! Je ne compte pas abandonner toutes mes activités perso, mais il est impensable d’en rajouter une pour cette année. La seule, indispensable, sera de trouver et occuper un job en intérim, de préférence à temps partiel et tant pis si on mange des pâtes, parce que je vais avoir une masse de boulot comme jamais.

J’ai un bon niveau en français et en maths, mais pour ce qui est du reste j’ai tout à apprendre, et je ne compte pas seulement réussir, mais être bien classée afin de pouvoir bien débuter ma nouvelle carrière.

Le gros positif dans tout ça c’est que je n’ai jamais été aussi organisée, j’ai acheté des fournitures de manière rationnelle (c’est de l’inédit en-dehors de l’époque des listes obligatoires me concernant), et j’ai un moral d’acier. Depuis le 31 août je ne suis plus la même, je me suis redressée face au monde et à moi-même en vue de la rentrée, et je gère beaucoup mieux plein de paramètres, y compris mes enfants, et mes relations aux autres. Plus ouverte, plus sûre de moi, j’avance, je fonce, je marche, je cours et je volerai s’il le faut.

Je ne sais pas si je vais encore beaucoup bloguer ; ce site restera normalement en ligne, et j’aimerais faire de temps en temps un bilan sur les enfants, peut-être que je le ferai de manière succincte.

J’ai parcouru beaucoup de chemin dernièrement, et je pense à celles que je fréquente sur Twitter qui sont encore dans des situations qu’elles n’ont pas choisies… Continuez de vous battre les filles, ça finira par payer, promis. Je ne suis encore pas tout à fait sortie d’affaire mais je vois de mieux en mieux la lumière au bout du tunnel et je vous la prédis. Prenez soin de vous.

 



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